Mon aventure sur la Véloroute des Bleuets , par Geneviève O’Gleman

J’ai enfin coché cette expérience de ma bucket list : faire le tour complet du Lac Saint-Jean à vélo. Ça faisait longtemps que j’y pensais… mais je dois vous avouer que j’étais un peu intimidée. Je ne suis pas une grande cycliste, mais j’adore rouler, alors je me suis lancée… et je n’ai pas regretté une seconde!

Le parcours fait 256 kilomètres. Je l’ai fait en quatre jours, en sens antihoraire, de Alma à Alma, en passant par Péribonka. Chaque coup de pédale m’a offert un décor différent : le grondement des grandes rivières, le calme des terres agricoles, l’ombre des forêts boréales, l’odeur gourmande des bleuetières… et le Lac Saint-Jean qui n’est jamais bien loin, à la fois immense et apaisant.

J’avais envie de savourer l’aventure sans me presser. Quatre jours, c’était parfait : assez de kilomètres pour ressentir le défi, et assez de temps pour m’arrêter, goûter, flâner. On peut le faire en deux, trois, cinq jours ou même une semaine, mais selon moi, en moins de quatre jours on passe trop vite à côté de ce qui fait la magie de ce parcours : les découvertes le long de la route.

Ce qui m’a frappée, c’est à quel point la Véloroute est accueillante. La piste est entièrement pavée et sans grand dénivelé. J’avais mon vélo de route, mais le parcours est accessible a tout type de vélo, qu’il soit urbain, hybride ou électrique. » Pas besoin de GPS : il suffit de suivre les panneaux et de se laisser guider. Les points d’eau, les aires de repos, les ateliers de réparation et les petits commerces sont partout. Je n’ai même pas touché aux collations que je traînais… il y avait toujours une bonne raison de m’arrêter.

« La piste est presque entièrement pavée et sans grand dénivelé. Les rares sections non asphaltées sont si bien entretenues que mon vélo de route les a traversées sans problème. » Par «

Côté organisation, j’ai choisi le service de transport de bagages. Chaque matin, je laissais mon sac à mon hébergement et je le retrouvais, comme par magie, au suivant. Ça m’a permis de pédaler léger et de multiplier les arrêts photos, les pauses limonade et les bons cornets.
Et parlons-en de ces arrêts ! C’est tout un voyage gourmand. À Alma, Ananas Mon Amour m’a séduite avec ses petites assiettes à partager, et j’ai savouré une crème glacée au Saint-Crème, dans une ancienne église. À Péribonka, impossible de résister à la Crèmerie Péri et sa crème glacée aux bleuets sauvages. À Albanel, la tarte aux bleuets et camerises des Délices du Lac m’a comblée. À Saint-Félicien, j’ai goûté au yogourt fermier aux bleuets de Bouchard Artisan Bio, fait avec le lait de leurs propres vaches. À Saint-Prime, j’ai craqué pour la poutine au cheddar vieilli du Casse-croûte Chez Perron, avant de visiter le musée de la vieille fromagerie et fabriquer mon propre beurre. À Métabetchouan, la terrasse de La Grange Gourmande m’a offert une pause parfaite, et à Saint-Gédéon, les fromages artisanaux de la Fromagerie Médard et le souper avec vue sur le lac au Rang 9 figurent parmi mes grands coups de cœur.

Ce tour du lac m’a fait un bien fou. Je suis partie la tête pleine, et au fil des kilomètres, mes pensées se sont allégées. La Véloroute, ce n’est pas une course. C’est une invitation à ralentir, à se laisser surprendre, à multiplier les arrêts photos et les pauses gourmandes. Je pensais que je serais vidée à la fin, mais au contraire, j’étais remplie d’énergie! Et j’ai le sentiment d’avoir vraiment rencontré le Lac Saint-Jean. Les gens sont d’une gentillesse infinie, les paysages à couper le souffle, et les hébergements tout à fait charmants. Pour suivre mon tour du lac de km en km, retrouvez mes stories archivées par ici.

Alors, est-ce que ça vous donne envie de partir vous aussi ?